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05/09 2022
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URGENCES: LE SYSTÈME A TENU CET ÉTÉ (AGNÈS FIRMIN LE BODO)

(Par Sylvie LAPOSTOLLE, au congrès de la FHF Normandie)

ROUEN, 5 septembre 2022 (APMnews) - "Le système a tenu cet été", a déclaré la ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, à propos des urgences, saluant la mobilisation en particulier en Normandie, vendredi à Rouen en ouverture du congrès annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF) Normandie.

La ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, au congrès de la FHF Normandie (photo Sylvie LAPOSTOLLE)
La ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, au congrès de la FHF Normandie (photo Sylvie LAPOSTOLLE)

Elle a commencé par remercier les responsables d'établissements qui, 'cet été, ont permis que la catastrophe qui nous était promise n'est pas arrivée'".

"Vous dire que tout a été parfait serait ridicule et stupide de ma part. Grâce à tous, grâce à la mission flash, mais grâce à votre investissement, grâce encore à votre résilience, le système a tenu cet été", s'est réjouie Agnès Firmin Le Bodo.

"Collectivement, l'hôpital, la ville ont su apporter des solutions pour que les urgences [puissent] tenir et je crois aussi pouvoir dire qu'ici, en Normandie, nous avons pu montrer que ce que nous travaillons depuis des années a été très efficace." Elle a cité le service d'accès aux soins (SAS) du Havre "qui a très bien fonctionné".

"Vous avez été très nombreux à vous mobiliser en cet été qui a été très chaud. Grâce à votre mobilisation, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap dans les établissements ont pu être prises en charge."

Plutôt moins de fermetures que prévu en Normandie

Le constat est partagé par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), Thomas Deroche, interrogé par APMnews lors de ce congrès, qui avait participé à la mission flash avec le Dr Antoine Leveneur, président de la conférence nationale des URPS de médecins libéraux (et président de l'URPS médecins libéraux en Normandie).

"En août, cela s'est même plutôt mieux passé qu'en juillet", a observé Thomas Deroche. "Nous avons eu une vraie augmentation d'activité des Samu et il a fallu l'absorber avec des ARM [assistants médicaux de régulation] supplémentaires recrutés et avec des médecins libéraux qui ont participé à la régulation."

Le DG d'ARS a noté "une certaine modération de la fréquentation des urgences" avec moins de situations les moins graves qui ne nécessitent pas d'hospitalisation "grâce au comportement de la population qui s'est adaptée".

C'est aussi grâce au SAS du Havre, qui a permis de réorienter plus de 300 patients par semaine vers la ville. "C'est assez marquant", a-t-il noté. Il a aussi souligné la capacité des établissements à trouver des ressources pour éviter les fermetures de services d'urgence et de Smur.

"Il y a eu moins de fermetures en août qu'en juillet", a-t-il souligné évoquant 24 heures de fermeture au centre hospitalier de Lillebonne (Seine-Maritime). Au total, l'ARS Normandie a recensé sur la période estivale "15 suspensions de l'accueil direct aux urgences en juillet et 7 en août, dont trois pendant 24 heures: deux en juillet à Argentan et une en août à Lillebonne".

Thomas Deroche a aussi salué la forte mobilisation du groupe hospitalier du Havre pendant tout l'été.

"Des choses auxquelles on croyait depuis longtemps" ont aidé également, comme l'hébergement temporaire en sortie d'hospitalisation en Ehpad avec une centaine d'inscriptions, soit environ 100 améliorations de situations de sortie de patient de l'hôpital, jusqu'à aujourd'hui.

Il a aussi mentionné la possibilité donnée à des Samu d'envoyer des infirmières volontaires à domicile dans l'Orne, le Calvados et la Seine-Maritime plus deux unités mobiles de télémédecine au Samu de la Manche, deux autres en Seine-Maritime et dans l'Orne, à Alençon, un nouvel outil pour éviter la saturation. Trois "spots" de télémédecine ont ouvert à Avranches, Cabourg et Valognes (cf dépêche du 12/07/2022 à 18:21).

Les mesures se poursuivent jusqu'à fin septembre avec l'espoir d'en pérenniser.

"Le SAS du Havre a très bien fonctionné", a rapporté le délégué général de la FHF Normandie, Stéphane Aubert, interrogé sur la situation pendant l'été. Il a également cité les unités mobiles de télémédecine "qui ont bien fonctionné" ainsi que la possibilité pour le 15 d'envoyer à domicile une équipe paramédicale.

"Il n'y a pas eu d'accident mais cela ne veut pas dire que les équipes ont fait ça avec légèreté: il fallait s'occuper des effectifs tous les jours. Beaucoup de médecins n'ont pas pris de vacances. Nous avons de grosses craintes pour la rentrée avec l'épuisement des équipes. L'absentéisme reste toujours aussi fort et le Covid est sous-jacent. Il faudra aussi préparer les prochaines vacances, à Noël", a-t-il ajouté.

"Rien n'est figé", selon la ministre

Sur le thème de la journée, la part à prendre par les établissements dans l'accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la ministre a estimé que les établissements doivent s'ouvrir et elle a souligné la "nécessaire coopération avec la ville, notre fil rouge à tous les niveaux".

"Nous allons voir comment on garde cette espèce d'agilité qui a été la nôtre pour créer des passerelles entre la ville et l'hôpital, le public, le privé, le domicile, l'établissement et tout ça dans tous les sens", a-t-elle développé.

"Rien n'est figé", a déclaré la ministre. Elle a mis en avant une souplesse permettant d'entrer en Ehpad et de pouvoir revenir chez soi, de travailler dans un hôpital mais aussi dans le privé…

L'intitulé de son ministère -organisation territoriale et des professions de santé- montre que "la collaboration avec les territoires est nécessaire: écouter les territoires, c'est nécessaire".

"C'est la première fois qu'on met professions de santé dans l'intitulé d'un ministère. Cela veut dire que l'enjeu est à la fois de travailler avec les professionnels mais ça montre aussi que l'enjeu d'attractivité des métiers, des professions de santé et du médico-social, c'est quelque chose sur lequel on va devoir travailler", a-t-elle poursuivi.

"Le fait d'avoir un ministre des solidarités montre aussi que l'accompagnement des personnes en situation de handicap et des personnes âgées est pris par le président de la République comme un sujet prioritaire."

Le Conseil national de la refondation que le président doit lancer jeudi sera "le chapeau de la Conférence des parties prenantes" pour la santé. "L'idée, c'est de ne surtout pas faire un diagnostic. Le diagnostic, nous l'avons et il est partagé. L'idée, c'est de s'écouter, d'apprendre à travailler et d'avancer ensemble", a-t-elle expliqué. La Conférence des parties prenantes sera lancée "dans la foulée" du Conseil national de la refondation et avec l'objectif de se décliner dans les territoires.

"L'enjeu est avant tout un enjeu ressources humaines, en nombre: nous manquons de bras à tous les niveaux dans nos établissements et en ville", a aussi dit la ministre.

Elle a évoqué l'idée de mettre en oeuvre "un gros pack formation (initiale et continue), l'attractivité des métiers, des passerelles et [de voir] comment on donne des perspectives", sans oublier "la partie financière et revalorisations qui est absolument nécessaire".

Une ministre "optimiste"

Agnès Firmin Le Bodo s'est dite "optimiste" après deux mois passés à la tête de ce ministère délégué. "Je suis optimiste parce que je pense que nous sommes dans une telle situation que tout le monde a pris conscience qu'il fallait avancer". Elle a cité des signaux tels que des élus qui comprennent que "le médecin de ma commune, ce n'est plus le modèle" ou encore les six ordres qui travaillent ensemble -"un beau progrès".

"Maintenant, il va falloir créer la mécanique pour que toute cette volonté partagée, cette prise de conscience collective soit mise en oeuvre. Nous sommes en train de monter une boîte à outils. La conférence des parties prenantes sera aussi là pour nous faire avancer. On va réussir à trouver des solutions."

Elle a souhaité "anticiper" en regardant la pyramide des âges et l'impact des décisions que l'on prend aujourd'hui: "le glissement de tâches, les pratiques avancées, quel impact dans cinq ans, dix ans?", et aussi l'évolution de la société: "le médecin d'aujourd'hui ne veut pas travailler comme il y a vingt ans; un médecin qui part en retraite dans dix ans, il faudra le remplacer en moyenne par 2,2 médecins."

"Les chantiers sont nombreux, ils sont tous ouverts", a-t-elle déclaré.

Interrogée sur l'éventuelle remise en cause de la liberté d'installation, elle a estimé qu'il n'y aurait "pas de sujet tabou" lors de la Conférence des parties prenantes. Elle a évoqué "déjà huit propositions de loi déposées à l'Assemblée nationale" sur ce sujet. "Est-ce que c'est un sujet qui marche, est-ce le bon moment pour le faire?", a-t-elle questionné.

Pour elle, c'est la France entière qui est un désert médical. "On peut avoir des exigences des professionnels de santé sans aller vers l'obligation. On peut être dans le gagnant-gagnant."

sl/nc/APMnews

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ROUEN, 5 septembre 2022 (APMnews) - "Le système a tenu cet été", a déclaré la ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, à propos des urgences, saluant la mobilisation en particulier en Normandie, vendredi à Rouen en ouverture du congrès annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF) Normandie.

La ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, au congrès de la FHF Normandie (photo Sylvie LAPOSTOLLE)
La ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, au congrès de la FHF Normandie (photo Sylvie LAPOSTOLLE)

Elle a commencé par remercier les responsables d'établissements qui, 'cet été, ont permis que la catastrophe qui nous était promise n'est pas arrivée'".

"Vous dire que tout a été parfait serait ridicule et stupide de ma part. Grâce à tous, grâce à la mission flash, mais grâce à votre investissement, grâce encore à votre résilience, le système a tenu cet été", s'est réjouie Agnès Firmin Le Bodo.

"Collectivement, l'hôpital, la ville ont su apporter des solutions pour que les urgences [puissent] tenir et je crois aussi pouvoir dire qu'ici, en Normandie, nous avons pu montrer que ce que nous travaillons depuis des années a été très efficace." Elle a cité le service d'accès aux soins (SAS) du Havre "qui a très bien fonctionné".

"Vous avez été très nombreux à vous mobiliser en cet été qui a été très chaud. Grâce à votre mobilisation, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap dans les établissements ont pu être prises en charge."

Plutôt moins de fermetures que prévu en Normandie

Le constat est partagé par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), Thomas Deroche, interrogé par APMnews lors de ce congrès, qui avait participé à la mission flash avec le Dr Antoine Leveneur, président de la conférence nationale des URPS de médecins libéraux (et président de l'URPS médecins libéraux en Normandie).

"En août, cela s'est même plutôt mieux passé qu'en juillet", a observé Thomas Deroche. "Nous avons eu une vraie augmentation d'activité des Samu et il a fallu l'absorber avec des ARM [assistants médicaux de régulation] supplémentaires recrutés et avec des médecins libéraux qui ont participé à la régulation."

Le DG d'ARS a noté "une certaine modération de la fréquentation des urgences" avec moins de situations les moins graves qui ne nécessitent pas d'hospitalisation "grâce au comportement de la population qui s'est adaptée".

C'est aussi grâce au SAS du Havre, qui a permis de réorienter plus de 300 patients par semaine vers la ville. "C'est assez marquant", a-t-il noté. Il a aussi souligné la capacité des établissements à trouver des ressources pour éviter les fermetures de services d'urgence et de Smur.

"Il y a eu moins de fermetures en août qu'en juillet", a-t-il souligné évoquant 24 heures de fermeture au centre hospitalier de Lillebonne (Seine-Maritime). Au total, l'ARS Normandie a recensé sur la période estivale "15 suspensions de l'accueil direct aux urgences en juillet et 7 en août, dont trois pendant 24 heures: deux en juillet à Argentan et une en août à Lillebonne".

Thomas Deroche a aussi salué la forte mobilisation du groupe hospitalier du Havre pendant tout l'été.

"Des choses auxquelles on croyait depuis longtemps" ont aidé également, comme l'hébergement temporaire en sortie d'hospitalisation en Ehpad avec une centaine d'inscriptions, soit environ 100 améliorations de situations de sortie de patient de l'hôpital, jusqu'à aujourd'hui.

Il a aussi mentionné la possibilité donnée à des Samu d'envoyer des infirmières volontaires à domicile dans l'Orne, le Calvados et la Seine-Maritime plus deux unités mobiles de télémédecine au Samu de la Manche, deux autres en Seine-Maritime et dans l'Orne, à Alençon, un nouvel outil pour éviter la saturation. Trois "spots" de télémédecine ont ouvert à Avranches, Cabourg et Valognes (cf dépêche du 12/07/2022 à 18:21).

Les mesures se poursuivent jusqu'à fin septembre avec l'espoir d'en pérenniser.

"Le SAS du Havre a très bien fonctionné", a rapporté le délégué général de la FHF Normandie, Stéphane Aubert, interrogé sur la situation pendant l'été. Il a également cité les unités mobiles de télémédecine "qui ont bien fonctionné" ainsi que la possibilité pour le 15 d'envoyer à domicile une équipe paramédicale.

"Il n'y a pas eu d'accident mais cela ne veut pas dire que les équipes ont fait ça avec légèreté: il fallait s'occuper des effectifs tous les jours. Beaucoup de médecins n'ont pas pris de vacances. Nous avons de grosses craintes pour la rentrée avec l'épuisement des équipes. L'absentéisme reste toujours aussi fort et le Covid est sous-jacent. Il faudra aussi préparer les prochaines vacances, à Noël", a-t-il ajouté.

"Rien n'est figé", selon la ministre

Sur le thème de la journée, la part à prendre par les établissements dans l'accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la ministre a estimé que les établissements doivent s'ouvrir et elle a souligné la "nécessaire coopération avec la ville, notre fil rouge à tous les niveaux".

"Nous allons voir comment on garde cette espèce d'agilité qui a été la nôtre pour créer des passerelles entre la ville et l'hôpital, le public, le privé, le domicile, l'établissement et tout ça dans tous les sens", a-t-elle développé.

"Rien n'est figé", a déclaré la ministre. Elle a mis en avant une souplesse permettant d'entrer en Ehpad et de pouvoir revenir chez soi, de travailler dans un hôpital mais aussi dans le privé…

L'intitulé de son ministère -organisation territoriale et des professions de santé- montre que "la collaboration avec les territoires est nécessaire: écouter les territoires, c'est nécessaire".

"C'est la première fois qu'on met professions de santé dans l'intitulé d'un ministère. Cela veut dire que l'enjeu est à la fois de travailler avec les professionnels mais ça montre aussi que l'enjeu d'attractivité des métiers, des professions de santé et du médico-social, c'est quelque chose sur lequel on va devoir travailler", a-t-elle poursuivi.

"Le fait d'avoir un ministre des solidarités montre aussi que l'accompagnement des personnes en situation de handicap et des personnes âgées est pris par le président de la République comme un sujet prioritaire."

Le Conseil national de la refondation que le président doit lancer jeudi sera "le chapeau de la Conférence des parties prenantes" pour la santé. "L'idée, c'est de ne surtout pas faire un diagnostic. Le diagnostic, nous l'avons et il est partagé. L'idée, c'est de s'écouter, d'apprendre à travailler et d'avancer ensemble", a-t-elle expliqué. La Conférence des parties prenantes sera lancée "dans la foulée" du Conseil national de la refondation et avec l'objectif de se décliner dans les territoires.

"L'enjeu est avant tout un enjeu ressources humaines, en nombre: nous manquons de bras à tous les niveaux dans nos établissements et en ville", a aussi dit la ministre.

Elle a évoqué l'idée de mettre en oeuvre "un gros pack formation (initiale et continue), l'attractivité des métiers, des passerelles et [de voir] comment on donne des perspectives", sans oublier "la partie financière et revalorisations qui est absolument nécessaire".

Une ministre "optimiste"

Agnès Firmin Le Bodo s'est dite "optimiste" après deux mois passés à la tête de ce ministère délégué. "Je suis optimiste parce que je pense que nous sommes dans une telle situation que tout le monde a pris conscience qu'il fallait avancer". Elle a cité des signaux tels que des élus qui comprennent que "le médecin de ma commune, ce n'est plus le modèle" ou encore les six ordres qui travaillent ensemble -"un beau progrès".

"Maintenant, il va falloir créer la mécanique pour que toute cette volonté partagée, cette prise de conscience collective soit mise en oeuvre. Nous sommes en train de monter une boîte à outils. La conférence des parties prenantes sera aussi là pour nous faire avancer. On va réussir à trouver des solutions."

Elle a souhaité "anticiper" en regardant la pyramide des âges et l'impact des décisions que l'on prend aujourd'hui: "le glissement de tâches, les pratiques avancées, quel impact dans cinq ans, dix ans?", et aussi l'évolution de la société: "le médecin d'aujourd'hui ne veut pas travailler comme il y a vingt ans; un médecin qui part en retraite dans dix ans, il faudra le remplacer en moyenne par 2,2 médecins."

"Les chantiers sont nombreux, ils sont tous ouverts", a-t-elle déclaré.

Interrogée sur l'éventuelle remise en cause de la liberté d'installation, elle a estimé qu'il n'y aurait "pas de sujet tabou" lors de la Conférence des parties prenantes. Elle a évoqué "déjà huit propositions de loi déposées à l'Assemblée nationale" sur ce sujet. "Est-ce que c'est un sujet qui marche, est-ce le bon moment pour le faire?", a-t-elle questionné.

Pour elle, c'est la France entière qui est un désert médical. "On peut avoir des exigences des professionnels de santé sans aller vers l'obligation. On peut être dans le gagnant-gagnant."

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